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Bon, j'y ai mis le temps car l'exercice n'est pas facile. A la demande de Mya, cette fois c'est moi qui vais raconter nos retrouvailles. Ça n'a pas été de la tarte de trouver les mots justes pour décrire ce moment mais je l'ai fait (je préfère les compétitions d'aviron!)... et ma chérie m'a parfois un peu aidé (c'est tout de même elle qui raconte notre histoire depuis le début!).
Après avoir erré sur le net dans l'espoir de trouver un signe de ma douce Mya, je suis tombé sur le titre qui m'a fait froid dans le dos: Rupture.
J'ai eu peur, très peur en lisant ces lettres. Puis en lisant le texte qui accompagnait, j'ai été un peu rassuré. J'ai posté un commentaire. En validant ma réponse j'ai vu le temps se suspendre à mon clic.
J'ai attendu. Ça ne devait même pas encore faire une minute que je l'avais posté que j'avais l'impression d'avoir traversé une éternité.
J'ai regardé les minutes tourner en bas de mon écran. J'ai rafraîchi la page toutes les minutes, dans l'espoir de lire une réponse de Mya. Mais c'était l'après-midi, et elle travaillait: donc pas de pause détente sur le net.
Mais à 16h00: l'heure du thé, mon portable a vibré. Et c'était le numéro de Mya qui s'affichait! Ouf! Près de deux heures de suspense, c'est insoutenable quand on n'est pas au cinéma.
Deux heures et demi après, j'entendais la clef dans la serrure: sa clef! Je me suis précipité pour la devancer. J'ai ouvert grand la porte et j'ai ouvert grand mes bras. Elle s'y est engouffrée et nous nous sommes collés l'un à l'autre, très fort.
C'était bon de retrouver l'odeur de ses cheveux.
Mes yeux ont commencé à me brûler, je n'ai pas su retenir quelques larmes. Au diable ma virilité et ma pudeur ancestral: c'était des larmes de bonheur! De retrouvailles!
Mya a levé la tête vers moi, ses yeux verts étaient encore plus mouillés que les miens. En nous regardant pleurer comme des madeleines, nous avons éclatés de rire. Tout ça c'était un peu nerveux.
J'ai alors entendu une voix masculine dire:
- "Bonsoir, suivi d'un bruit de trousseau de clef."
C'était mon voisin de palier, trop plongés dans nos retrouvailles, nous avions oublié de fermer la porte.
- "Bonsoir, ai-je répondu en repoussant la porte".
J'ai aidé mon amoureuse à retirer sa veste pendant qu'elle se défaisait de ses souliers.
Je l'ai prise par la main pour l'emmener sur le canapé. Nous nous sommes longuement embrassés. Nous avons fait l'amour comme ça sur le sofa (ça me fait tout drôle de raconter ça mais Mya me jure que je peux). Il n'y a rien de tel que les réconciliations sur l'oreiller: enfin sur le coussin en l'occurrence.
Nous étions là nus, enlacés: elle dans le creux de mes bras. Elle me caressait l'avant bras. Hormis le bonsoir à mon voisin, je n'avais rien dit depuis son entrée. Ni elle. Après avoir retrouvé le calme de l'après l'amour, nous avons parlé. Beaucoup parlé: on s'est tout dit sur ces jours qui nous ont séparés. Sur ces silences que nous avons mal interprétés.
Je ne me suis jamais aussi bien senti qu'à ce moment là. J'avais un peu la même sensation que quand je viens de terminer un entraînement d'aviron. Et je venais de la retrouver enfin.
Waouh, je viens d'écrire mon premier article pour un blog! Je viens de raconter un pan de ma vie à des inconnus. Il n'y a que les idiots qui ne changent pas d'avis, dit-on!
(Dominique pour les Amours de Mya.)
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Il y a 1 mois


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