dimanche 29 juin 2008

Lundi 23 Juin 2008: Macho mécano...

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Lundi soir, nous étions invité à l'anniversaire de mariage d'un couple d'amis: cinq ans, ça se fête... sans compter les années de vie commune avant leur mariage!
Le dîner avait lieu en banlieue lointaine (près de Fontainebleau très précisément), pour nous éviter de galérer avec les transports en commun, Domi avait emprunté la voiture de son ami d'enfance...
- " Un petit bijou de circonstances..." m'avait-il dit au téléphone. De circonstances signifiait que ça allait être pour moi l'occasion de mettre les pieds dans autre chose que la Twingomatic de belle Maman, et que Domi allait pouvoir frimer le lendemain devant la machine à café avec un:
- " Hier soir, j'ai conduit une six cylindres, hum elle épousait l'asphalte et ronronnait dans mon oreille...".
Il faut juste savoir que cet ami d'enfance qui nous prêtait si gentiment un de ses petits bijoux est le gendre idéal: descendant d'une famille qui ne s'abaissera jamais à jouer au loto (pourquoi faire?) et accessoirement, de par ses études... ou le bras long de Papa, je ne sais plus, il a un "bon" poste. Bref, il a de quoi s'offrir de jolis bijoux...

Comme d'habitude, Domi m'avait donné rendez-vous en bas de chez moi: ma rue est très animée, surtout quand vient l'été.
Étant donné la chaleur, j'avais mis une petite robe en coton léger et les claquettes que je venais juste d'acheter... oui, je sais: les soldes commençaient deux jours après, mais je n'aime pas attendre!

Me voilà donc en bas de chez moi, en petite robe en coton avec mon mini sac à main pendu à mon bras et un sac en papier contenant le cadeau pour les amis.
J'entends alors un rugissement de moteur: là au feu rouge je vois mon Domi d'amour dans une magnifique Mercedes coupée décapotée... Un petit bijou de circonstances, il m'avait prévenu!
Je frissonne de plaisir à l'idée de me pavaner les cheveux au vent dans ce magnifique carrosse, rendant vertes de jalousie toutes les passantes qui suent sur le trottoir.

Dans un crissement de pneus, et un mugissement de moteur, à peine le feu passé au vert, Domi effectue un demi tour au carrefour pour être dans mon sens, il manipule le volant du plat de la main: quelle classe!
Les regards des terrasses de café sont braqués sur nous, fièrement je trottine (parce que je ne vais pas m'afficher en courant en tong!) vers la voiture: c'est nous que l'on admire! C'est nous que l'on envie, niark, niark!

Je monte, jetant encore un regard circulaire pour m'assurer une dernière fois que l'on nous regarde toujours, effectuant un léger balancement de tête pour remettre en place ma crinière de lionne... et en même temps attraper mes lunettes de soleil hollywoodiennes qui me servent de serre tête.
Je m'assieds, on échange un petit baiser et vroum!
Domi démarre sur les chapeaux de roue, faisant sursauter la dame qui attend que son chien ait fini son affaire dans le caniveau et me scotchant dans le fond du siège.
Je cherche à m'agripper à la poignée au dessus de la porte, sauf que dans une décapotable, il n'y en a pas... alors je me cramponne à la portière.

Évidemment, en plein Paris, on ne peut pas rouler vite: dix mètres plus loin, nous revoilà au point mort... Je me détends, et décide de poser mes pieds au dessus de la boîte à gants... Et là, Domi me dit sur un ton plus que sérieux:
- « Ah, non! Sacrilèges! Tu vas laisser des marques sur la boiserie!»
Je retire aussitôt mes petons: ils ne sont pas sales, je sors tout juste de la douche... mais bon je ne vais pas contrarier un homme dans une voiture. Qu’est-ce que ça sera quand il aura SA voiture, SON bijou?

Une heure et demi plus tard, nous arrivons chez les amis, le dîner se passe à merveilles: ils sont toujours aussi amoureux et heureux après tout ce temps passé ensemble... ça me rassure après mon coup de stress de la dernière fois, ça me donnerait presque envie de m’y coller.
Nous sortons gaiement de chez eux: je suis un peu pompette à cause des deux coupes de Champagne, comme je ne conduis pas ça ne fait rien. Bien sûr, quand je suis dans cet état joyeux et légèrement saoul, je rigole pour un oui pour un non: j’ai l’alcool drôle.
Domi s’en donne à coeur joie pour me faire encore et toujours plus rire, et moi je rigole à en avoir mal à la mâchoire et aux abdominaux... Nous roulons tranquillement dans la nuit tiède, moi ricanant, pouffant.

A force de rire, je commence à avoir envie de faire pipi, ça me fait rire encore plus. Domi n’ayant rien dit de drôle à ce moment là me demande:
- « Bah, qu’est-ce qu’il y a de si drôle?
- J’ai envie de faire pipi... hihihi (oui, un peu ivre, je deviens comme une gamine: je rigole vraiment de tout et n’importe quoi!). »
Domi s’arrête sur le bord de la route, je prends la poignée pour ouvrir mais...

Trop tard, je sens un liquide chaud couler sous mes fesses... que j’essaie de serrer pour me retenir mais rien à faire... Là devant mon homme, je viens de me pisser dessus: LA Honte!
A ma tête, il comprend.
J’ai alors le droit au plus grand réconfort de ma vie:
- « Non, tu crains, les cuirs du fauteuil! ».

1 commentaires:

Madelaine a dit…

Meme le plus merveilleux des hommes ne resiste pas à une belle voiture!